Projets actuels

Conservation de l’eau et gestion des eaux pluviales

L’Association du bassin versant de la baie de Shediac a lancé un nouveau programme de 2 ans pour faire la promotion de la conservation de l’eau potable et de la réduction des eaux de ruissellement. L’eau potable de la municipalité de Shediac provient d’une nappe d’eau souterraine. L’exploitation continue de ces aquifères souterrains dépend de l’infiltration des précipitations. La conservation de l’eau est primordiale, surtout pendant les périodes de sécheresse.

 Trousses de conservation de l’eau
L’ABVBS a distribué gratuitement 100 trousses de conservation de l’eau aux résidants du bassin versant, dans un effort de réduire la consommation d’eau à la maison. Les items suivants sont inclus dans la trousse : un sac de réservoir de toilette de 3 litres; deux aérateurs de robinets pour l’évier et le lavabo; une pastille de teinture pour détecter les fuites dans le réservoir de toilettes; une minuterie de douche simple de 5 minutes, de type sablier; ainsi qu’un dépliant sur l’importance de l’eau et sa conservation.

Ruissellement des eaux de surface
Des précipitations plus élevées que la normale ont déjà été observées au Nouveau-Brunswick en raison des changements climatiques. Les problèmes actuels sont liés à la vitesse d’absorption des précipitations dans le sol, étant données la fréquence accrue des orages torrentiels et la fonte rapide d’énormes quantités de neige. Ces deux phénomènes font que l’eau s’infiltre peu dans la nappe phréatique, ce qui provoque l’augmentation du volume du ruissellement de surface. Cette eau de ruissellement transporte avec elle tous les polluants du sol et des rues vers les cours d’eau qui mènent à la baie de Shediac.

Barils de récupération d’eau de pluie
Les barils de récupération d’eau de pluie sont un excellent moyen d’éviter les inondations soudaines, là où se trouvent de grandes surfaces imperméables comme les toits de maison. L’eau accumulée dans les barils peut également être utilisée pour l’arrosage des plantes pendant les périodes sèches, conservant ainsi l’eau potable.

Afin de diminuer l’impact du ruissellement dans le bassin versant, l’Association a fait la distribution de 100 barils pluviaux à des résidents vivant dans les communautés autour de la baie de Shediac. Ces barils sont placés sous la descente pluviale des toits de maison. L’eau ainsi recueillie peut servir à autres utilisations domestiques. 

Jardin pluvial
Un jardin pluvial est une plate-bande aménagée dans une dépression du sol qui est conçue pour recueillir, absorber et filtrer l’eau de pluie et de fonte des neiges. Nécessitant très peu d’entretien, il est composé d’herbes, de fleurs et d’arbustes à racines profondes qui tolèrent les conditions humides et sèches.

L’Association du bassin versant, en collaboration avec la municipalité de Shediac, a aménagé un jardin pluvial qui sert à capter les eaux de ruissellement. Le jardin modèle sert également d’une démonstration sur le fonctionnement du captage des eaux de ruissellement, tout en offrant un aperçu des méthodes de construction et d’aménagement paysager pour ce type de jardin. Il est situé près du parc pour chiens et du stationnement du vestiaire St-Joseph, au 60 rue du Vestiare à Shediac. Un panneau d’interprétation a été installé à proximité.

L’alasmidonte renflée 

L’alasmidonte renflée (Alasmidonta varicosa) est une moule d’eau douce de taille moyenne qui a été trouvée dans des régions dispersées du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse et dans certaines régions de la côte Est des États-Unis. En 2009, le COSEPAC a classifié l’alasmidonte comme une espèce préoccupante, après qu’elle ait disparu d’environ la moitié de ses emplacements connus aux Etats-Unis; les populations canadiennes représentaient alors la majorité de la population mondiale de l’alasmidonte. En 2013, elle a été ajoutée à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril, (LEP). Un total de 122 alasmidontes renflées ont été recensées dans les rivières Shediac et Scoudouc pendant des inventaires de moules d’eau douce en 2005.

En 2014, l’ABVBS a débuté un projet visant à :

  • Reconfirmer la présence de l’alasmidonte renflée dans le bassin versant
  • Évaluer la santé de l’habitat environnant
  • Travailler avec les propriétaires de terrain pour créer un plan de protection de son habitat

Des inventaires ont eu lieu à l’été en 2014 et 2015, aux mêmes endroits qu’en 2005. De plus, nous avons étendu la superficie étudiée pour les sites existants et établi de nouveaux sites. La moule rare n’a pas été retrouvée, donc le projet a été renouvelé afin de continuer les recherches pendant l’été 2016.

La moule n’a pas été retrouvée lors des inventaires en été 2016. Les résultats de cette année sont compilé dans le rapport Identifying Brook Floater Habitat in the Shediac Bay Watershed.

Éducation et restauration du saumon et la truite

L’Association du bassin versant de Shédiac travaille avec différents partenaires afin d’améliorer l’habitat des poissons. Nous visons surtout le saumon de l’Atlantique et la truite mouchetée, car ce sont des espèces qui nécessitent une bonne qualité d’eau.

Restauration des habitats de poisson

Une initiative importante de l’ABVSB est la restauration des ruisseaux afin d’améliorer l’habitat pour les poissons et la vie aquatique. Durant l’été 2014, l’équipe de terrain a travaillé fort pour nettoyer des accumulations de débris de bois qui causaient des problèmes de passage pour le poisson. L’élimination de ces barrières naturelles nous a permis d’ouvrir de nouveaux habitats de reproduction pour les poissons migratoires tels que le saumon de l’Atlantique et la truite.

L’équipe a aussi planté des arbres le long de berges endommagées et dans des secteurs affectés par l’érosion. Les racines de ces arbres permettent de stabiliser la berge et vont finir par faire de l’ombre grâce à leur couvert végétal. L’ombre s’avère un facteur important pour l’habitat des poissons, puisqu’elle contribue à garder la température de l’eau plus fraîche durant les mois d’été.

Le dernier rapport du programme de restauration d’habitat et d’éducation sur les salmonidés est disponible dans les archives.

Les partenaires de financement pour ce projet sont le Programme de partenariats relatifs à la conservation des pêches récréatives de Pêche et Océans Canada, le Fonds en fiducie de la faune du Nouveau-Brunswick et le Fonds en fiducie pour l’environnement du Nouveau-Brunswick.

Passe migratoire

L’Association du bassin versant de la baie de Shediac a installé, en 2015, une échelle à poissons en aluminium de 10 pieds sur un ponceau élevé du ruisseau McQuade, un important affluent de la rivière Shediac. Le ponceau a été identifié comme faisant obstacle à la migration des poissons vers des zones de frai en amont du pont.

Le saumon de l’Atlantique et la truite mouchetée ont historiquement utilisé ce cours d’eau pendant la migration printanière et automnale, mais le nombre de poissons a considérablement diminué au cours des 40-50 dernières années. Il existe de nombreuses passes migratoires au Nouveau-Brunswick, la plupart construites en bois ou en ciment. Cette nouvelle structure en aluminium lourd est la seule de ce modèle dans la région du Sud-est.

Cette passe migratoire à été financée par le ministère des Pêches et Océans, le ministère de l’Environnement et des gouvernements locaux du N.-B., le Fond en fiducie pour la faune et la Fondation pour la conservation du saumon de l’Atlantique. Nous avons également reçu des contributions en nature des entreprises Tri Province Enterprises, Paul’s Welding et Ryder Truck Rental.

Pêche électrique

La pêche électrique, une partie importante de notre travail de restauration des cours d’eau, permet de déterminer quelles populations de poissons sont présentes dans notre bassin versant. Nous avons trouvé des truites mouchetées et de jeunes saumons de l’Atlantique dans la rivière Shediac. Nous allons continuer à étudier ces populations en vue de mettre en place un plan adéquat de restockage des salmonidés.

Ce programme de surveillance est mené en partenariat avec « Les amis de la Kouchibouguacis », le groupe du bassin versant de Saint-Louis-de-Kent.

Les partenaires de financement pour ce projet sont le Programme de partenariats relatifs à la conservation des pêches récréatives de Pêche et Océans Canada, le Fonds en fiducie de la faune du Nouveau-Brunswick et le Fonds en fiducie pour l’environnement du NB.

Nos amis les poissons : programme éducatif

Le programme Nos Amis les poissons est un programme d’éducation et de conservation au sujet des salmonidés  pour les classes élémentaires. C’est un programme de la Fédération du saumon atlantique et l’association du bassin versant de la baie de Shediac livre le programme amusant et instructif au sujet de l’omble de fontaine. Un guide pédagogique est disponible pour les enseignants.

Les élèves voient les œufs de truites (omble de fontaine) éclore et poursuivre leur développement dans l’aquarium de la salle de classe avant d’être relâchés dans nos rivières.

Le programme comprend des activités en classe, les instructions pour l’incubation et des activités connexes. Chaque classe est munie d’un grand aquarium comprenant les accessoires, le filtre, l’unité de refroidissement et des œufs fécondés de truites. Le Centre de conservation du saumon de Miramichi fournit les œufs. Les élèves, parents, bénévoles et enseignants auront peut-être la chance de libérer les jeunes poissons dans les rivières de la région à la fin du programme.

 

Surveillance du crabe vert

Le crabe vert européen (Carcinus maenas) est une espèce exotique considérée comme agressive et envahissante dans la plupart des régions qu’il habite. Cette espèce s’est répandue à travers le monde en s’agrippant aux coques des navires et peut-être aussi dans l’eau de ballast durant leur stade de larve. On le retrouve maintenant sur tous les continents sauf l’Antarctique. L’invasion du crabe vert met plusieurs industries locales à risque, dont celle du homard, de la palourde, des moules, des huîtres, etc. De plus, il a été documenté que le crabe vert détruit les lits de zostères à la recherche de nourriture, La destruction de ces habitats importants aura un effet néfaste sur la santé de la baie, comme on l’a constaté dans d’autres localités.

En 2011, les premiers crabes verts envahissants sont apparus dans la baie de Shediac. Ils étaient déjà répertoriés en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard. En 2012, les relevés du Programme de surveillance de la communauté aquatique mené par Pêches et Océans Canada ont montré une augmentation exponentielle du nombre de crabes collectés dans la région de la baie de Shediac. C’est après cette importante augmentation que l’ABVBS a décidé qu’une surveillance plus poussée serait bénéfique pour l’évaluation de la population de crabe vert. La phase I, débutant en 2013, avait pour but de déterminer la taille de la population. La phase II en 2014 consistait à répéter l’échantillonnage afin de déterminer les changements survenus dans la population, et on a observé que leur nombre a augmenté exponentiellement. En 2015, le nombre de crabes a considérablement diminué, mais des signes de rebond de la population ont été perçus en septembre 2015.

Le financement a été obtenu auprès du Fonds de fiducie de la faune du N.-B. (FFFNB) en 2015 pour poursuivre cette importante étude de surveillance.

Zostère

La zostère est une composante importante de l’écosystème de la baie de Shédiac. Les amas de cette plante servent d’abri et de nourriture à une grande variété de poissons, de crustacés et de mollusques. La présence de cette plante marine est aussi importante pour filtrer la colonne d’eau et stabiliser les sédiments, créant ainsi une zone tampon le long des côtes. 

L’Association du bassin versant de la baie de Shédiac a établi en 2016 une zone de surveillance de la zostère à proximité de l’embouchure de la rivière Scoudouc. Nous utiliserons les protocoles établis par SeagrassNet et participerons ainsi une étude d’envergure mondiale. SeagrassNet est un programme de surveillance écologique qui étudie et documente l’état des herbiers marins et les menaces qui pèsent sur cet écosystème en péril. Le programme a débuté en 2001 dans le Pacifique occidental et comprend maintenant plus de 126 sites dans 33 pays; il adhère à un protocole international de surveillance et verse ses résultats dans des systèmes d’entrée de données sur le Web.

La zone d’étude permettra de mesurer les changements à long terme de la zostère dans la baie de Shédiac.

Ce projet est coordonné par la Coalition pour la viabilité du sud du golfe du Saint-Laurent.

Plateforme de nidification pour une colonie de sternes pierregarins

En 2014, l’Association du bassin versant de la baie de Shediac a reçu du financement du Fonds pour dommages à l’environnement d’Environnement Canada pour la mise en place d’une plateforme flottante expérimentale comme site de nidification pour la sterne pierregarin. La plateforme a été munie de silhouettes de sternes en plastique, d’abris en bois et d’un appareil sonore imitant le cri d’une colonie. Ce projet fut une réussite puisqu’un couple s’y est installé pour faire son nid et a produit trois poussins. La présence de ces jeunes a permis d’attirer à la plateforme un groupe de sternes pierregarins qui ont contribué à leur protection.

Vu la réussite du projet de 2014 la contribution du Fonds pour dommages à l’environnement d’Environnement Canada a été augmentée et nous avons obtenu une nouvelle source de financement du Fonds en fiducie de la faune du Nouveau-Brunswick. En mai 2015, le Yacht Club de la baie de Shediac a fait don de quatre grands quais flottants. L’Association a donc fixé ces plateformes à la première plateforme expérimentale en l’équipant de silhouettes de sternes en plastique, d’autres tentes de nidification et d’un appareil sonore imitant le cri d’une colonie. Ce projet fut une fois de plus une réussite. Depuis, une colonie de plus d’une centaine de sternes pierregarins s’y établit chaque année. Cette plateforme flottante peut être aperçue dans l’anse à l’entrée de Pointe-du-Chêne, près du sentier pédestre.

Plantation d’arbres pour la biodiversité avec la ville de Shediac

En 2014 et 2015, l’ABVBS a établi un partenariat avec la ville de Shediac pour un projet de plantation d’arbres indigènes, financé par le programme de financement communautaire ÉcoAction d’Environnement Canada. Sur une période de deux ans, 641 arbres et arbustes indigènes à notre région ont étés plantés dans des parcs et sentiers de la ville de Shediac.

Plusieurs activités communautaires ont étés organisées pour rassembler la communauté pour nous aider à atteindre notre objectif. Une activité de plantation d’arbres avec l’école MFB dans la cour d’école, deux journées avec l’aide de bénévoles au ruisseau sur le Chemin Ohio et un évènement Journées des arbres TD au terrain de balle de MFB. Nous avons planté des arbres dans sept parcs et sentiers autour de la ville de Shediac.